Vernissage samedi 17 novembre 2007, à partir de 16h
Mark Geffriaud
Benoît Maire
Première partie de l’exposition, « Rien n’aura eu lieu que le lieu... » réunit deux œuvres de Benoît Maire et de Mark Geffriaud.
Le réel est l’impasse de la formalisation ; la formalisation est le lieu de passe-en-force du réel (2006) de Benoît Maire est un display d’objets de différentes natures : trois verres d'encre de Chine, la photographie d’un gorille, un livre dont le titre est éclairé par le faisceau d’un projecteur 8mm, une chaise, un globe terrestre, quelques lettres de scrabble, une paire de bottes… Ces différents éléments ready-made disposés sur deux plateformes légèrement surélevées ont été choisis et agencés suite à la lecture d’un séminaire d’Alain Badiou de 1975, dans lequel le philosophe s’interroge sur la formalisation du réel. Ces objets proposent ainsi une projection visuelle, une mise en images et en objets de ce texte : une situation pouvant elle-même servir de point de départ à une discussion et à la production d’un nouveau discours par le philosophe.
En intervenant sur l’éclairage de la galerie avec Present Perfect (2007), Mark Geffriaud suggère l’emplacement d’œuvres passées, leur absence présente, mais également leur emplacement à venir dans la seconde partie de l’exposition. Sans que l’on puisse véritablement le déterminer, la perception du présent vacille le temps d’un battement de cils.




Vues de l'exposition "Rien n'aura eu lieu que le lieu..."
Benoît Maire et Mark Geffriaud










Benoît Maire, Le réel est l’impasse de la formalisation ; la formalisation est le lieu de passe-en-force du réel (2006), détails


